A PETITES PIERRES


 

Elle était destinée à un autre. Mais voilà... comment aurait-elle pu résister à celui qui revient au pays, qui trouve les mots pour séduire, qui fait preuve d'une belle impatience ? Elle a donc commis un crime aux yeux des siens. Le jeune homme est condamné à payer une amende. La jeune fille, elle, doit payer : elle sera lapidée.” - Le TARMAC CHEZ LANSMAN- 

 

« Ce qui pourrait n'être qu'une sombre tragédie prend, sous la plume de Gustave Akakpo, les allures d'une farce moliéresque. Quiproquos, déguisements, travestis, fausses confidences, apartés, rien n'échappe aux règles du genre. Avec des retournements de situation providentiels où les frères ennemis deviennent amants et s'allient pour avoir raison des aînés, eux qui abandonnent leurs principes moraux au seuil de la maison familiale...On joue sur les mots. On se joue du père qui n'a de vertu que pour sa fille. On rit, on se moque des uns et des autres. Et le rire l'emporte... même si toute ressemblance avec ce qui se passe aujourd'hui aux quatre coins du monde n'est sans doute pas tout à fait fortuite. »  -Source Le TARMAC CHEZ LANSMAN- 

Cette pièce soulève l’ampleur des violences faites aux femmes, et questionne la liberté sexuelle des femmes au sein des cultures patriarcales — soit la grande majorité d’entre elles. L’absurdité, la brutalité des inégalités hommes/ femmes est cristallisée par la lapidation. L’image est cruelle, très ancienne, barbare et pourtant, cette peine reste encore pratiquée dans une dizaine de pays dans le monde. 


Paul MEYNIEUX

Paul MEYNIEUX